Les bonnes résolutions attendront

Les bonnes résolutions attendront

4 janvier 2026 68 Par Christopher T

Nouvelle désillusion hier soir, un réveil en gueule de bois pourtant la fête est bel et bien terminée. Cette trêve des confiseurs avaient comme des airs de thérapie collective et pour nos supporters le retour chez le psy va devoir se faire manu militari.

Une défaite a toujours un goût amer, mais certaines sont plus difficiles à digérer que d’autres. Celle d’hier soir est celle de l’accumulation, de la lassitude.

Il est temps de remettre l’église au centre du village, en premier lieu les joueurs. Certes, le discours de pré-saison n’a pas été enclin à rassurer ou motiver, mais il est bon de rappeler que ces hommes sont des salariés à part entière, ils ont un contrat, sont rémunérés pour un travail et ils se doivent de l’accomplir dans le respect de l’institution qui les emploie mais également de fournir un travail et des résultats pour lesquels ils sont grassement payés. Ce point là est visiblement oublié par beaucoup au sein de l’AS Monaco. Ce club de football professionnel ressemble plus au Club Med de Marrakech qu’à un club de football où l’ambition est de s’entraîner pour gagner.

Même si les joueurs sont les premiers responsables de ces résultats misérables, la direction et l’encadrement sont quant à eux les premiers responsables de cette bérézina.

Rybolovlev en tête de gondole doit, malgré tout le respect qu’on lui doit blablabla, parler, bouger, agir s’il en est capable. Son silence et ses velléités de vente non dissimulées ont plombé le club depuis maintenant 1 an. Il a joué, investi, tenté un truc et ça n’a pas tourné comme il le voulait à titre perso il a lâché la rampe en s’entourant d’ incapables comme une personne sénile dont on abuse.

Scuro lui a vu la possibilité de s’ouvrir à l’Europe mais ce n’est encore qu’un poussin sorti de son œuf sans charisme, ni idées, ni compétences. Il manie l’art des médias et du blabla (Scuro : « Notre saison et nos objectifs sont sous contrôle ») comme personne devant les médias mais en coulisse, le néant. Les seuls coups réussis de ce Monsieur ont été… Camara et le reste une mascarade et une série d’erreurs.

Le dernier paramètre de cette débandade est et a été le choix des coachs ainsi que des staffs. Même si les résultats sous Hütter n’ont comparativement pas été si vilains que ça, c’est le charisme du coach, son envergure, sa capacité à motiver ses troupes et se réinventer qui ont été décriés. Les résultats ne font pas tout, l’Adn du club, le jeu, l’identité sont tout aussi importants dans un club comme l’As Monaco. L’arrivée, à la Michel Blanc sur un malentendu vas-y fonce, de Pocognoli n’aura rien changé. Vendu et présenté comme un leader, qui ne mâche pas ses mots, le loup s’est rapidement transformé en agneau incapable de trouver des solutions. Alors certes, il doit faire avec l’incompétence de ses prédécesseurs mais il était pleinement conscient du « merdier » qui l’attendait et a signé de son plein gré, donc la seule chose qu’on lui demande c’est d’honorer son contrat moral et financier signé avec le club.

Englué à la 9ème place loin de tout sauf de la descente, nous supporters ne demandons pas l’impossible à cette direction et ces joueurs, juste de respecter le club et rapidement le quitter. Ne devront rester que les amoureux de ce maillot et de ce club. Depuis 2017, ça commence à faire très long, l’investisseur russe n’a cessé de l’oublier, Monaco n’est pas Brest, Nice, Metz ou un autre club banal de Ligue 1, Monaco est identifié et reconnu et se doit d’être dirigé, contrôlé et manœuvré par des personnes conscientes de cela. Beaucoup de bruits de couloirs filtrent sur les réseaux, nous ne l’évoquerons pas ici mais s’ils devaient être avérés alors oui on revivrait les sombres années du club. L’état d’urgence doit être rapidement déclenché avant que la cassure avec les supporters soient trop profondes.