ASM-RCL : les tops, les flops
19 septembre 2026Prendre la tête de la ligue 1 avant une trêve internationale, prendre 13 points sur 15 possibles, n’encaisser que trois buts en cinq rencontres…. était-ce là, le maillage d’un script que vous auriez pu envisager cet été ? Sans entrer dans le jeu tragique des constants professeurs de catastrophe qui abondent sur les réseaux sociaux, ce scénario était difficile à croire et toutefois réel en ce samedi 19 septembre. L’ASM s’impose (encore) et vient à bout du dernier dauphin de ligue 1, au terme d’une première phase de calendrier particulièrement retorse. Heureux leader confirmé dans sa solidité par celui qui, venu du Brésil, a définitivement et parfaitement réussi sa prépa.
Lens tombe au Louis II, dans un stade toutefois désespérant de vide et de tristesse ou seuls raisonnaient les chants de fans ayant bravé les 1158 km séparant l’Artois de la Principauté. Une victoire que l’on peut couronner d’une réussite relative. Relative car l’ASM, sur la première heure de jeu, dominait la rencontre sans partage ; le score ouvert par l’insatiable révélation P.Brunner (32′ 1-0), une balle de break en or massif à la 42′, trois buts refusés pour hors jeu… creuser l’écart aurait probablement éteint un adversaire trop en difficulté pour s’en remettre. En égalisant sur corner, M.Udol (57′, 1-1), inversait totalement la courbe du match. Un meilleur apport de banc lensois imprimait, en fin de partie, une dynamique de soumission pour nos asémistes, la diagonale pliant sans toutefois rompre. C’est la réussite d’un groupe enfin en confiance qui nous destinait favorablement d’un coup du sort décisif. Ultime rush de Vanderson, au bout de l’effort, centre parfait et c’est J.Gradit d’un sublime axel en touche de nuque qui renversait la partie pour trois précieux points (2-1, 84′). Magnifique entame de saison en définitive, l’Europe arrive à la reprise, ce groupe peut nous faire rêver à la seule condition de toujours préserver ces constants efforts de placement, de replacement et de pressing. En attendant, relevons les copies !
Les Tops
M.Abline
Enfin titulaire, pour une première et aligné dans un dispositif en 4-4-2 clair, il trouve sa meilleure position, celle du second attaquant, légèrement en retrait du 9 pur qu’est P.Brunner. Une vélocité hallucinante, il cherche la rupture principalement par ses prises de course à l’aile droite, centre de gravité bas, il confisque le ballon, poitrine et corps vissé sur rivet, se retourne aisément puis pousse l’accélération, capable de la ligne droite ou de la fixation intérieure. Ce joueur est un démon, un poison violent pour qui veut défendre sur lui. Il apporte aussi cette clarification du jeu tout autant capable de tuer qu’un circuit de passes courtes et rapides. Vanderson le sert simplement à la 32′ côté droit en profondeur. Lecture parfaite de trajectoire, il percute et dépose J.C Todibo, s’excentre pour servir Brunner dans un fauteuil et ouvrir la marque (1-0). Il manquera de précision à la 42′, de chance à la 49′ pour un HJ limite. Il est avant tout au service du jeu, du bloc et des autres, c’est en cela qu’il prime et se rendra littéralement indispensable.
A.Golovin
Cette fois-ci ramené à ce poste très difficile pour lui de milieu gauche, celui qu’il a pu connaître par le passé, mais la présence d’un 10 n’est clairement pas possible alors qu’on aligne deux pointes, le foot des années 90 est bien révolu. Certes forcément plus discret du point de vue technique, le russe n’en n’a pas moins perdu la justesse et a surtout livré un abattage littéralement considérable. Le tsar n’a jamais manqué au moindre repli, n’a jamais renoncé au moindre effort jusque dans les ultimes secondes du match où, comme un symbole, il s’en vient arracher la balle en taclant. Les commentateurs patentés qui en ont fait une espèce de dilettante qui choisissait ses matchs se sont toujours trompés. Il a été freiné par les pépins physiques c’est un fait, mais c’est un joueur rare, difficile à analyser sérieusement. Un profil que F.Luis a réussi à appréhender pour qu’il livre, en ce début de saison, des prestations différentes et réussies.
S.Sané
A celui qui a su, sans le moindre bruit, s’imposer comme une évidence, il faut savoir accorder toute sa grâce. Un roc, véloce, puissant et précis, encore une fois, parfaitement préparé et placé par celui qui les dirige. Complémentaire sans accroc d’un compère britannique redevenu grand joueur, le sénégalais a absolument tout réussi hier soir, du placement aux interventions en passant par le jeu aérien. Une pleine révélation !
P.Brunner
Mention spéciale à celui qui enquille ! Buteur à la 32′, profitant pleinement du dispositif et du compère à la passe, il assure encore. Il est aussi celui par qui l’erreur de Gradit est venue en étant, à la 84′, à la parfaite place pour menacer de faire ce dont le lensois l’a privé en inscrivant un CSC. Il demeure doublement décisif en conséquence et encore à ranger dans le haut du tableau.
Les Flops
E.Diop
On ne peut que modérément tomber sur lui, sa dernière apparition avec l’ASM date de mai 2024 pour avoir disputé 4 minutes de jeu à Montpellier. Sa titularisation interrogeait, mais se comprenait dans l’optique d’un 4-4-2, M.Detourbet n’étant clairement pas fait pour jouer milieu droit et T.Minamino loin d’être prêt physiquement, F.Luis a clairement dû composer et s’arroger les services d’un revenant. Il a toutes les excuses mais n’est plus un bambin, E.Diop a 22 ans et semble désormais disposer d’uen fenêtre de tir pour s’imposer enfin. Il lui faudra faire beaucoup plus et mieux qu’hier soir où notre milieu est apparu très emprunté, à la peine dans les duels et globalement imprécis dans son jeu.
D.Zakaria
C’est physiquement que notre idole majeure a lourdement pêché hier soir, se devant puiser dans ses ultimes réserves avant d’être remplacé par P.Cabral (76′), confessant même bord pelouse être totalement cuit. La trentaine sera passée en novembre prochain, 8 ans le séparera de son complice sénégalais au milieu, ceci expliquant que notre capitaine ne pourra assurer un service complet et intense toute la saison. Le turn-over européen apparaît primordial pour lui, l’absence de recrutement d’une solution expérimentée au milieu posera clairement problème mais le petit Cabral, promis à un immense avenir, doit prendre sa chance plus souvent à sa place.
La VAR
On aurait pu cibler l’immonde arrosage de notre pelouse avant la rencontre mais ce sont, une nouvelle fois, les gugusses du camion qu’il va nous falloir pointer. Après avoir, à Strasbourg, été tous atteints de cécité alors qu’Abline était nettement crocheté en pleine surface, un nouveau trio verdoyant a, hier soir, appelé M Turpin pour lui signaler qu’un penalty leur semblait devoir être sifflé pour une main de Sané en pleine surface. Oubliant alors une règle claire selon laquelle il ne peut être reproché une main lorsque la balle a été déviée de sa trajectoire initiale.
Une règle judicieuse puisque précisément, si le joueur colle ses bras au corps c’est parce qu’il anticipe une frappe qu’il ne peut empêcher à sa source mais bloquer une fois partie. En revanche, le jeu permettait à Sané (et Dier) de venir chercher le porteur dans les pieds, la frappe pouvant être endiguée à sa source, ce qui ne justifie pas de coller les mains au coprs. La déviation est une incidence absolument imprévisible qui ne peut en rien justifier de pénalty. Les gugusses du camion devaient avoir encore oublié de nettoyer leurs carreaux ou laissé le code du jeu à la maison. Heureusement que M Turpin, jouissant de la stature d’un arbitre international, a pu rappeler une règle de base à trois de ses collègues assis devant quinze télés. Un arbitre moins chevronné et moins respecté par ses pairs que C.Turpin aurait sifflé un penalty honteux.
Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport

Je valide ces choix, surtt la var, et je rajoute l entente bruner-abline, très percutante, et la mentalité de l équipe, qui même quand y a un coup de moins bien, comme sur ce match, ne lâche rien, bel état d esprit.
L’article résume bien. Qui après ce calendrier qui nous faisait tous froid dans le dos, il faut lui dire, aurait parié à ce résultat là? J’avais dit que mon premier bilan allait se faire pile à la trêve et il faut dire qu’il est plus que positif. Même le jeu est bon, j’ai vraiment pris plaisir pendant cette première heure de jeu avoir joué l’équipe de cette manière. J’espère juste que le coach trouvera le moyen de garder la constance par ce qu’on connaît les trous d’air en pleine saison que notre équipe peut avoir! Je suis d’accord avec tout… Lire la suite »
Pas de flop pour moi. J’ai vu des joueurs totalement solidaires et impliqués. Juste ravi. La trève va faire du bien physiquement (sauf pour les selectionnes… ) parce que ca a un peu coincé en 2eme mi temps. Et merci Filipe pour le jeu is en place, pour la grinta, et ppur oser mettre les jeunes comme Diop… Là, je suis aux anges, tout est réuni en ce moment. Pourvu que ca dure ! Et merci à aston villa d avoir indirectement fait capoter le transfert de Camara