Nkoulou : « Le plus grand regret de ma carrière »

Nkoulou : « Le plus grand regret de ma carrière »

1 septembre 2026 1 Par Geoffroy B

Ancien monégasque mais aussi ex-marseillais, comme Didier Deschamps, Nicolas Nkoulou a été interviewé par le journaliste Christopher Roux. Morceaux choisis.

L’international sénégalais est revenu sur sa période parmi l’élite hexagonale avec la douloureuse descente aux enfers asémiste et l’épisode olympien.

Avec le recul, quelle analysée faites-vous de cette descente en L2 en 2011, malgré 44 points (NDLR : record historique pour un relégable) ?

« On était dans quelque chose d’automatique qui nous menait depuis plusieurs saisons dans le ventre mou de L1. Des jeunes commençaient, des anciens étaient partis comme Bernardi (2009) ou Modesto (2010), l’un des patrons du vestiaire, et je pense qu’il nous a manqué de l’expérience. On s’est retrouvés dos au mur et on n’a pas su gérer. »

Ce groupe n’était pas programmé pour lutter pour le maintien, la pression était trop forte ?

« Je le pense. On ne m’enlèvera pas le mérite d’avoir tout donné, mais c’est le plus grand regret de ma carrière. Le plus difficile, pour moi, c’est le soir de la descente. Je suis capitaine , j’ai la responsabilité de porter tout un club et on se retrouve en L2. J’étais au plus mal. C’est un souvenir qui n’a pas été facile à digérer. »

Quand l’ASM descend en L2, vous rejoignez l’OM pour 3,5M€. Rester était inconcevable ?

« Je ne le dirais pas aussi sèchement parce que ce serait heurter Monaco, le club qui m’a ouvert les portes de ce magnifique parcours. Cela serait égoïste. Je partais à contrecœur. Dire que le club est en difficulté et que je claque la porte pour ma carrière, c’est dur. Je suis parti parce qu’il fallait continuer de vivifier mon rêve. Marseille avait été champion en 2010, il allait jouer la Ligue des Champions. Il était acceptable de faire ce choix.  »

Parlez-nous de votre échange avec Didier Deschamps, quelques mois plus tôt…

« Il a été assez bref. On sortait d’un Monaco-Marseille au Louis-II. C’était la saison avant que je parte. Il me tape sur l’épaule et me dit : « Ca va minot ? », je le regarde et je lui réponds : « je vais bien monsieur. » Deschamps, je l’avais souvent regardé à la télé. C’est l’une des premières fois que je le voyais en face-à-face et j’étais émerveillé. La seule question qu’il ma posée était « T’aimerais jouer à Marseille ? » Je luis ai dit « oui » mais sans y croire. Je suis sur un nuage sans imaginer que c’est réel. Je le comprends plus tard quand il m’appelle pendant mes vacances et que je renouvelle mon oui. »

Source : Monaco-Matin / Icon Sport