AS Monaco, le rêve de Budapest
11 mai 2026La rencontre contre Lille s’étire. Le match est fermé, le spectacle désespérément pauvre. L’impuissance offensive et le manque d’inspiration de l’AS Monaco sont presque irréelles.
AS Monaco – Lille OSC : 0-1
Lille OSC : Zakaria (csc) 72’
Le supporter monégasque est là, immobile, une écharpe rouge et blanche nouée autour du cou comme une promesse. Mais ses yeux ne voient déjà plus vraiment le match. Son esprit dérive. Sans qu’il s’en aperçoive, il est ailleurs, en Allemagne, dans la lumière froide d’un autre soir. Bayern Munich contre Paris Saint-Germain. Il revoit les joueurs parisiens, sûrs d’eux, presque insolents. Leur talent individuel, éclatant, et cette mécanique collective, précise, implacable. Tout semble simple pour eux, fluide, comme si le football répondait à leurs ordres. Un soupir lui échappe. Une pointe d’envie, discrète, mais tenace.
Puis, doucement, un autre souvenir remonte à la surface. Plus chaud, plus vibrant. Plus intime. Monaco 2004. Il y est encore. La tension suffocante contre le Lokomotiv Moscou, cette qualification arrachée comme on arrache une dernière bouffée d’air. Puis la nuit irréelle face au Real Madrid, une nuit où tout semblait possible, où chaque passe portait en elle une étincelle d’éternité. Il se souvient du grondement du stade, des regards incrédules, de la joie presque sauvage. Et Chelsea… surtout Chelsea. Un combat. Une résistance. Monaco plie mais ne rompt pas. Jamais. C’est une équipe qui souffre, qui doute peut-être, mais qui se relève toujours. Une équipe vivante.
Les images deviennent plus précises encore, comme si le temps refusait de les ternir. Les têtes salvatrices de Fernando Morientes, suspendu dans les airs comme un rappel à la gravité des grandes nuits européennes. La talonnade lumineuse de Ludovic Giuly, geste improbable, presque irrévérencieux. Le but étrange d’Hugo Ibarra, comme né du hasard et pourtant chargé de destin. Chaque détail pulse encore.
Alors, dans ce mélange d’ombres et de souvenirs, une certitude prend forme. Elle s’impose sans logique, mais avec la force des évidences que seuls les rêves savent fabriquer. L’AS Monaco y retournera. Une nouvelle finale de Ligue des Champions. Budapest. Le 30 mai. Les couleurs rouge et blanc flottant dans la nuit européenne, portées par une équipe renaissante et indomptable. Le stade tremble. Son cœur aussi.
Puis, brutalement, tout vacille. Le bruit s’effondre, comme englouti. La nuit se dissout. Le froid du réel s’infiltre.
Le supporter monégasque ouvre les yeux. Le silence de son salon remplace la rumeur du stade. Plus de foule. Plus de match. Plus d’épopée. Seulement lui, immobile. Et cette vérité douce-amère, suspendue dans l’air : ce n’était qu’un rêve. Vive le football, vive Hugo Ibarra et surtout vive l’AS Monaco !

Perso, je ne reve pas de finale, de trophee, de ligue des champions,, je reve d’un maillot rouge et blanc que nos joueurs arreteraient de prendre pour serpilliere, je reve d’une equipe dont les joueurs finiraient les matchs sur les genoux, d’une equipe qui essaierait de mettre en place un plan de jeu compact, coherent, en essayant de respecter la tradition de beau jeu de l’asm, je reve de prendre du plaisir à voir l asm jouer, je reve de ne pas m enerver ou m endormir devant ces matchs. Les resultats, on verra plus tard.
je valide 100%
Je trouve ça très raisonnable, ça conviendrait très bien rien que tout ça
Comme tu l’as dis, tu rêve. Car malheureusement on est plus ce Monaco là
Toute notre generation , les plus de 50 ans , vont devenir comme les supporters stephanois de l épopée 76 et ses poteaux carrés . Comme a degrés moindre les bordelais avec leur remontada contre le milan ac , auxerre volé contre dortmund a domicile , nantes , reims…..
point commun ces clubs jouent le maintien ou font le yoyo ligue1/ligue2 ou presque disparu comme bordeaux .
Si cette politique du fric a tout prix continue on y aura droit bientot …..c est ecrit…..manquerait plus qu on nous trouve une caisse noire …..avec des russes tout est possible
Le club est mort en 2017 et son fossoyeur s’appelle Vadim, excellent vendeur qui s’en est mis plein les poches mais recruteur minable comme Scuro.
Y aura-t-il une nouvelle résurrection?
Avec Rybo aux commandes, j’en doute.
Malheureusement beaucoup sont partis dans cette politique de fric tout en mettant les valeurs de côtés et on se retrouve avec des escrocs qui font n’importe quoi et se disent connaître le club et son championnat, je ne comprends pas comment ces gens là ont réussis à rentrer dans le monde du foot.
On va bien voir comment ça va se terminer pour nous
Ah oui pour rêver à nouveau d Europe et d une grande ASM..faut commencer par le début et il y a un boulot énorme..redevenir une équipe qui lutte pour les premières places..avec ou sans coupe d Europe ?
Pourquoi pas faire une saison comme Lens..
ibarra etait trés bon , meme s il se moquait des supporters
HS : je viens de voir Malang Sarr dans l’équipe type de L1, comment un joueur aussi mauvais quand il était chez nous arrive à être dans l’équipe type de L1 ?
Avant ça, il y a eu la finale de coupe des coupes 1992 contre Brême, bousillée par le drame de Furiani juste avant, éternels regrets aussi.
Souvenir souvenir…
On sera tous d’accord que le problème à Monaco c’est le socle, président , DS et coach.
Les joueurs suivront si de base on a les bons éléments au club
Un Genesio chez nous aurait fait des merveilles. Que de mauvais choix de casting
Repartons d’une page blanche comme lors de l’après- Clément qui nous a plutôt réussi